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Les tensions relatives au dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde ont
pratiquement empêché que la loi-santé des pouvoirs spéciaux puisse être
finalisée. Celle-ci a été publiée avec retard, après les vacances de
Pâques.
Le ministre du Budget de l'époque, Johan VANDE LANOTTE, a même craint
que le gouvernement ne tombe. En guise de "solution", le dossier B-H-V a
été mis au frigo jusqu'en 2007 et le gouvernement a poursuivi ses
activités. Une énième crise violette a été évitée mais un coup a été
porté à la cohésion politique.
Le vice-premier ministre Johan VANDE LANOTTE a déversé des paroles bien
senties qui n'ont pas été appréciées par les francophones concernant
l'emploi et les soins de santé. Depuis lors, il a quitté le
gouvernement pour devenir président du SP-A. Concernant Freya
VANDENBOSSCHE qui lui a succédé, il n'y a pas de controverse entre le
Nord et le Sud : jolie mais incompétente. Le premier ministre
néerlandais BALKENENDE suit probablement la “crise pétrolière belge”
avec ravissement.
Il n'existe pas non plus de consensus concernant le financement
alternatif de la sécurité sociale. Le Parti Socialiste est en faveur de
la “Cotisation Sociale Généralisée” ou “Algemene Sociale Bijdrage”
tandis que le SP-A y est opposé.
La vision totalement différente concernant le numerus clausus est
abordée dans le point IV. Et même la loi sur l'euthanasie est appliquée
différemment au nord et au sud du pays : 80 % des déclarations à la
commission compétente sont flamandes, seulement 20 % sont francophones.
Les dossiers afférents au PET-scan et aux centres cardiaques ont une
forte connotation communautaire, et ce bien que les rapports aient été
rédigés par des organes nationaux et objectifs, à savoir le Conseil
national des établissements hospitaliers et le Centre d'expertise. Le
fait que les recommandations figurant dans les rapports des deux
instances soient diamétralement opposées ne facilite pas la décision du
ministre.
Le Vlaams Geneesherenverbond (VGV) a dénoncé les tentatives du ministre
DEMOTTE de récupération des compétences défédéralisées dans les soins de
santé.
La campagne “Vous êtes en de bonnes mains – U bent in goede handen” dont
la promotion est assurée par une affiche bilingue apposée dans tous les
hôpitaux belges, a suscité en Flandre un vif émoi à tel point que la
ministre flamande du Bien-être, de la Santé publique et de la Famille
Inge VERVOTTE a été appelée à se justifier. Je n'ai eu connaissance
d'aucune réaction semblable du côté francophone de la frontière
linguistique.
Le VGV signale également la tentative visant à transformer l'Ordre des
médecins en un "Conseil supérieur de déontologie" fédéral unitaire pour
toutes les professions de soins de santé sans sections néerlandophone et
francophone.
En tant que fédération belge d'unions professionnelles, le GBS n'a
formulé aucune remarque spécifique à ce sujet. Par contre, il a bien
examiné le projet et émis toute une série d'objections fondamentales. Le
GBS est radicalement opposé à cette réforme.
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