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Le e-spécialiste, la lettre d'information électronique du GBS - n° 28 |
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L’exposition aux polluants et leur passage dans l’organisme jouent un rôle important dans l’apparition d’un nombre élevé de pathologies: cancers, troubles endocriniens, problèmes de stérilité, allergies, problèmes neurocognitifs et d’hyperactivité chez les enfants, etc. Les experts estiment que plus de 20 % des cancers leur sont imputables. Parmi ces produits, les groupes qui suscitent le plus d’inquiétude sont des perturbateurs endocriniens et les substances mutagènes. Le projet de loi REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals), qui sera soumis à un vote au Parlement européen le 14 novembre 2005, veut rationaliser le système actuel de réglementation des nouveaux produits chimiques et permettre de mieux connaître les propriétés de ceux qui sont sur le marché depuis de nombreuses années. Compte tenu de l'intérêt pour la santé publique, un groupe de médecins s'est mobilisé autour de ce projet et sollicite votre collaboration pour envoyer la lettre ci-jointe à un maximum de parlementaires européens. Message à tous les médecins belges Nous vous invitons instamment à signer une lettre adressée aux parlementaires européens concernant le vote - ce 12 novembre 2005 - de la loi REACH traitant de la législation européenne sur les produits chimiques. De quoi s’agit-il et pourquoi est-ce urgent ? Une inquiétude réelle des chercheurs et du corps médical Le nombre de cancers détectés chaque année montre une progression importante depuis la deuxième moitié du XXe siècle. Citons simplement à titre d’exemple quelques données épidémiologiques (vous en trouverez encore d’autres sur le site de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anticancéreuse en France [1]) : en 1950 une femme avait 1 chance sur 22 de faire un cancer du sein, en 2005, 1 chance sur 8 ; le nombre de troubles thyroïdiens a doublé en 10 ans ; les lymphomes non Hodgkiniens sont passés de 6 à 17/100.000 habitants ces 15 dernières années.
L’exposition aux polluants et leur passage dans l’organisme jouent un rôle important dans l’apparition d’un nombre élevé de pathologies: cancers, troubles endocriniens, problèmes de stérilité, allergies, problèmes neurocognitifs et d’hyperactivité chez les enfants, etc. Les experts estiment que plus de 20 % des cancers leur sont imputables. Parmi ces produits, les groupes qui suscitent le plus d’inquiétude sont des perturbateurs endocriniens et les substances mutagènes, les données récentes [2] montrent que leurs effets se font déjà sentir à des doses infimes (de l’ordre de nanomoles).
L’opportunité d’une réforme de la réglementation européenne Le projet de loi REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) veut rationaliser le système actuel de réglementation des nouveaux produits chimiques et permettre de mieux connaître les propriétés de ceux qui sont sur le marché depuis de nombreuses années. Cette loi devrait permettre de disposer de données de sécurité sur les produits chimiques et d'augmenter les contrôles sur les moins sûrs d'entre eux. Ses concepts sont basés notamment sur des principes de bon sens, à savoir :
Une "Agence des produits chimiques", basée à Helsinki, sera mise en place comme point central du système REACH. Cette agence (i) collectera les dossiers d'enregistrement que les industries doivent remplir pour chacun de leurs produits en mettant les données de sécurité à disposition du grand public dans une base de données et (ii) travaillera avec les autorités des Etats Membres de l'UE pour coordonner toutes les actions nécessaires en rapport avec les produits chimiques. En instaurant un système d'identification et d'élimination progressive des produits chimiques dangereux, REACH devrait permettre de réduire le risque pour la santé des populations. Vers une minimalisation des problèmes ? Vous savez tous combien il est difficile de faire changer une loi une fois que cette dernière est votée ; or, on assiste actuellement à un lobbying intensif de la part des milieux industriels pour atténuer leurs responsabilités relatives. Ces dernières ne veulent pas être obligées de devoir apporter elles-mêmes les preuves de l’innocuité de leurs produits ou être dans l’obligation d’accepter des alternatives éventuelles. En quoi les médecins sont-ils concernés ? Quelle action entreprendre ? En tant que médecins nous pouvons certainement apporter du poids dans la balance, dans la mesure où nous sommes confrontés journellement à ces pathologies souvent très lourdes. Nous avons ici une réelle opportunité de poser un geste de santé publique au niveau de la prévention en adressant une lettre aux parlementaires pour leur faire part de notre inquiétude pour la santé de nos populations. De plus voici un moyen pour nous d’aider à diminuer les coûts des soins de santé, ce n’est pas tous les jours que nous avons une pareille occasion ! Modèle de lettre : Nous vous demandons de bien vouloir envoyer une lettre selon le modèle proposé ci-dessus, sous forme d’e-mail ou de fax au plus tôt (attention cette loi doit passer au Parlement Européen la semaine du 14 novembre 2005) aux adresses suivantes :
N’oubliez pas que la santé de vos enfants et petits-enfants est aussi concernée ! Pour des questions d’ordre scientifique vous pouvez vous adresser au Pr. Van Larebeke : nicolas.vanlarebeke@ugent.be Si vous souhaitez d’autres informations, vous pouvez vous adresser au Dr Marie-Christine Everaerts qui se chargera de vous répondre : mc.everaerts@skynet.be
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